BNU, Eglise St Paul Strasbourg, Non classé, Palais du Rhin

Dessiner la Neustadt de Strasbourg

La Neustadt de Strasbourg est la partie de la ville construite par les Allemands entre 1870 et 1918. A l’issue de la guerre de 1870, l’Empire allemand alors en construction a annexé après la défaite française l’Alsace et la Moselle. En raison de la victoire, et du passé passablement germanique de ces régions. Dés 1875, l’Etat allemand a organisé un concours d’architecture urbaine en vue de l’installation du Land d’Alsace dans sa nouvelle capitale : Strasbourg. Cette partie nouvelle de la ville s’est d’emblée nommée “Neustadt”, qui veut dire “nouvelle ville”.
L’ampleur de cette extension, son dessin, sa monumentalité, les subtilités de ses nuances, des différents quartiers, en font un exemple unique et exceptionnel dans le monde germanique, et même dans l’univers de l’urbanisme. Il existe peu d’exemples aussi complets de projet urbain à cette échelle. On peut évidemment penser à Washington, plus vaste, presque contemporaine, et témoin des mêmes “traditions” de composition urbaine : grands monuments, grands axes, hiérarchisation des fonctions, perspectives, symboliques. Et pour Strasbourg que je connais bien, la pérennité du Plan d’aménagement, du dessin urbain reste valide aujourd’hui. Et surtout, la deuxième guerre mondiale a écrasé de bombe tout l’urbanisme sur le sol allemand (mais très peu Strasbourg). En conséquence, Berlin par exemple, aujourd’hui, ne donne qu’une très lointaine idée de l’urbanisme de la capitale de l’Allemagne d’avant 1941. Il n’y a quasiment aucune grande ville allemande qui ait échappé aux bombardements massifs.
La Neustadt de Strasbourg n’en est que plus précieuse. C’est tout un univers à dessiner : grandes perspectives d’avenues, variété des styles, modalité de monumentalité, jusqu’au décorum le plus prosaïque, sont des signes d’un moment historique. Dans le détail, ce sont les ferronneries, menuiseries, vitraux, bas-relief, motif des carrelages qui réjouissent dans leur constance et richesse. A dessiner encore.
Dans la galerie ci-joint, vous verrez quelques-uns des monuments iconiques : les Eglises St Paul, St Pierre le Jeune catholique, le Tribunal, la Bibliothèque, le Palais universitaire, le Palais impérial ou Palais du Rhin, quelques avenues, la cité-jardin du Stockfeld (une merveille !)… La Neustadt de Strasbourg vaut à elle seule la visite. chef-d'oeuvre de l'art urbainNeustadtLa Neustadt de Strasbourg est la partie de la ville construite par les Allemands entre 1870 et 1918. A l’issue de la guerre de 1870, l’Empire allemand alors en construction a annexé après la défaite française l’Alsace et la Moselle. En raison de la victoire, et du passé passablement germanique de ces régions. Dés 1875, l’Etat allemand a organisé un concours d’architecture urbaine en vue de l’installation du Land d’Alsace dans sa nouvelle capitale : Strasbourg. Cette partie nouvelle de la ville s’est d’emblée nommée “Neustadt”, qui veut dire “nouvelle ville”.
L’ampleur de cette extension, son dessin, sa monumentalité, les subtilités de ses nuances, des différents quartiers, en font un exemple unique et exceptionnel dans le monde germanique, et même dans l’univers de l’urbanisme. Il existe peu d’exemples aussi complets de projet urbain à cette échelle. On peut évidemment penser à Washington, plus vaste, presque contemporaine, et témoin des mêmes “traditions” de composition urbaine : grands monuments, grands axes, hiérarchisation des fonctions, perspectives, symboliques. Et pour Strasbourg que je connais bien, la pérennité du Plan d’aménagement, du dessin urbain reste valide aujourd’hui. Et surtout, la deuxième guerre mondiale a écrasé de bombe tout l’urbanisme sur le sol allemand (mais très peu Strasbourg). En conséquence, Berlin par exemple, aujourd’hui, ne donne qu’une très lointaine idée de l’urbanisme de la capitale de l’Allemagne d’avant 1941. Il n’y a quasiment aucune grande ville allemande qui ait échappé aux bombardements massifs.
La Neustadt de Strasbourg n’en est que plus précieuse. C’est tout un univers à dessiner : grandes perspectives d’avenues, variété des styles, modalité de monumentalité, jusqu’au décorum le plus prosaïque, sont des signes d’un moment historique. Dans le détail, ce sont les ferronneries, menuiseries, vitraux, bas-relief, motif des carrelages qui réjouissent dans leur constance et richesse. A dessiner encore.
Dans la galerie ci-joint, vous verrez quelques-uns des monuments iconiques : les Eglises St Paul, St Pierre le Jeune catholique, le Tribunal, la Bibliothèque, le Palais universitaire, le Palais impérial ou Palais du Rhin, quelques avenues, la cité-jardin du Stockfeld (une merveille !)… La Neustadt de Strasbourg vaut à elle seule la visite.

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2 thoughts

  • C’est lors d’un de ces “Atelier Croquis” organisé dans le cadre des “JOURNÉES DE L’ARCHITECTURE” que nous avons fait connaissance.
    Grâce à l’ami Emmanuel Honegger.

    A bientôt sur le Campus pour un autre “Atelier Croquis” !

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